Interaction homme-robot

Les interactions homme-robot (Human-Robot Interactions en anglais, HRI) sont le sujet d’un champ de recherches ayant émergé du contact et de la rencontre entre l’Homme et les systèmes robotiques. Il s’agit d’un champ de recherches interdisciplinaires à la frontière entre la robotique, l’ergonomie et la psychologie.

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Formé par l’assemblage des deux mots « inter » et « action », le terme d’interaction, dans son étymologie même, suggère l’idée d’une action mutuelle, en réciprocité, de plusieurs éléments. Dans le champ des relations humaines, « interaction » intervient comme une contraction de l’expression « interaction sociale » définie comme une relation interpersonnelle, entre deux individus (ici homme/robot), dans laquelle des informations sont partagées.[1]

L’interaction homme-robot s’articule autour de plusieurs panneaux technologiques. En effet, afin de développer des robots ayant la capacité de collaborer mais également de « vivre » au contact des hommes, les chercheurs s’activent à développer des algorithmes d’apprentissage, ils étudient l’aspect mécanique, et mènent des recherches sur les matériaux.[2]

Non seulement l’apparence est importante mais les gestes ont également un rôle primordial. Plus le robot a un aspect humanoïde, plus l’homme aura de facilité à accepter sa compagnie.

Pour rendre l’acceptation du robot par l’homme plus facile et assurer une interaction naturelle et sécurisée, rien n’est laissé au hasard, à commencer par l’aspect du robot. Ainsi, la matière souple choisie comme « peau » par les roboticiens de Robopec participe à rendre leur robot expressif : « Reeti nous permet d’ajouter de l’interaction entre l’homme et le robot, à travers un panel d’émotions. La peau du Reeti est souple et déformable, il peut donc imiter certaines émotions », explique Christophe Rousset, fondateur de Robopec. Outre un visage expressif, les matériaux souples et intelligents permettent aussi un toucher plus sensible. 

En outre, reproduire sur un robot les aptitudes sensori-motrices humaines reste un enjeu essentiel de la robotique. On appelle cet écart entre intelligence artificielle et intelligence sensible : Paradoxe de Moravec

L’AIST (institut national de la science et des technologies industrielles avancées de Tsukuba) en collaboration avec la CNRS, s’activent depuis maintenant 10 ans à développer la communication entre l’homme et le robot, notamment en tentant de créer un robot totalement autonome qui comprend et obéit à l’homme. Pour rendre cela possible, les scientifiques optent pour une approche concentrée sur la perception tri-sensorielle. À travers iCub, un petit robot open source doté de trois sens (vue, ouïe, toucher), des chercheurs de l’Institut italien de technologie œuvrent à améliorer le sens du toucher. iCub est un robot humanoïde capable d’interagir avec son environnement et les humains. Couvert de capteurs sensoriels, il peut reconnaître divers objets, s’en saisir sans les écraser et retenir leur appellation.

  • Robot Icub

Chez Akka Technologies, les ingénieurs ont incorporé une couche d’intelligence artificielle au sein de la voiture robotisée Link et Go : « la voiture est capable de reconnaître le passager, et selon l’heure et le contexte, de proposer des itinéraires. Le robot devient force de proposition. » Mais peu importe le niveau d’intelligence, l’homme doit toujours pouvoir reprendre la main, en particulier sur les robots collaboratifs dédiés au service. Loin des fictions du robot capable de prendre le contrôle de nos vies, Rodolphe Hasselvander, directeur du Centre de robotique intégrée d’Île-de-France (CRIIF) nous ramène à la réalité : « Nous n’en sommes pas au point d’avoir des robots autonomes. L’idée est d’avoir un robot contrôlé à distance.

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