Thérèse de Lisieux

Marie-Françoise Thérèse Martin, en religion sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous les noms de sainte Thérèse de Lisieux, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou encore la petite Thérèse, est une religieusecarmélitefrançaise née à Alençon, dans l’Orne, le et morte à l’âge de 24 ans, victime de la tuberculose, à Lisieux, dans le Calvados, le [1].

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Thérèse de l’Enfant-Jésus
et de la Sainte-Face
Sainte catholique

Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus
et de la Sainte-Face en 1894.
SainteDocteur de l’Église
Naissance
Alençon, Orne,
France
Décès (à 24 ans) 
Lisieux, Calvados,
France
Nom de naissance Marie-Françoise Thérèse Martin
Autres noms Thérèse de Lisieux, petite Thérèse
Nationalité Française
Ordre religieux Ordre des Carmes déchaux
Vénéré à Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux
Béatification le  Rome
par Pie XI
Canonisation le  Rome
par Pie XI
Docteur de l’Église  Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par Église catholique, ordre des Carmes déchaux
Fête 1er octobre
Attributs Porte un habit de Carmélite, et porte dans ses mains une croix entourée de roses.
Sainte patronne des missions (avec François Xavier), de la France, de la Russie, du Collège Russicum, de la Mission de France
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Le retentissement de ses publications posthumes, dont Histoire d’une âme publiée peu de temps après sa mort et diffusée à plus de cinq cents millions d’exemplaires[2], en fait l’une des plus grandes mystiques du XIXe siècle. La dévotion à sainte Thérèse s’est développée partout dans le monde. Sa spiritualité a inspiré nombre d’hommes et de femmes dans le monde comme Marcel Van au Vietnam.

Considérée par Pie XI comme l’« étoile de son pontificat », elle est béatifiée en 1923 puis canonisée en 1925. Religieuse cloîtrée, elle est paradoxalement déclarée sainte patronne des missions et, avec Jeanne d’Arc, canonisée en 1920, proclamée « Patronne Secondaire de la France ». Enfin, elle est proclamée Docteur de l’Église par le pape Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort.

Dernière née d’un couple très pieux tenant commerce d’horlogerie et de dentelles d’Alençon, Louis et Zélie Martin, Thérèse perd sa mère à quatre ans et demi. Elle est élevée par ses sœurs aînées Marie et Pauline, qui, tour à tour, entrent au carmel de Lisieux, faisant revivre à l’enfant le sentiment d’abandon ressenti lors de la perte de leur mère[3]. Cependant, elle ressent très tôt un appel à la vie religieuse. Elle part en pèlerinage à Rome pour demander au pape Léon XIII l’autorisation d’entrer au Carmel avant l’âge autorisé par le droit canon. Elle obtient cette dispense et entre au Carmel de Lisieux à quinze ans. Après neuf années de vie religieuse, dont les deux dernières passées dans une « nuit de la foi », elle meurt de tuberculose le à l’âge de vingt-quatre ans.

La nouveauté de sa spiritualité, appelée la théologie de la « petite voie »[4], de l’enfance spirituelle, a inspiré nombre de croyants à travers le monde. Elle propose de rechercher la sainteté, non dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien, même les plus insignifiants, à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu. En la proclamant 33edocteur de l’Église en 1997 (c’est la troisième femme docteur avec Sainte Thérèse d’Avila et Sainte Catherine de Sienne), le pape Jean-Paul II a reconnu ipso facto l’exemplarité de sa vie et de ses écrits. Elle est aujourd’hui « mondialement célèbre et vénérée »[5]. Pendant la Première Guerre mondiale de nombreux soldats ont découvert en elle « une petite sœur » du Ciel qui les a accompagnés dans leurs heures les plus sombres. Le carmel de Lisieux a reçu des milliers de lettres témoignant de la gratitude des soldats survivants[6]. Les poilus ont joué un rôle important dans l’avancement de la Cause de sainte Thérèse car ils sont nombreux à avoir envoyé une supplique au pape Benoît XV pour demander sa béatification[7].

La basilique de Lisieux, édifiée en l’honneur de Sainte Thérèse pour abriter ses reliques, reçoit plus de 600 000 visiteurs par an[8], la ville de Lisieux étant le second lieu de pèlerinage de France après Lourdes[9].

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La chambre natale de Thérèse, (photo juillet 1986).
Thérèse à l’âge de trois ans, en juillet 1876.
Article connexe : Louis et Zélie Martin.

Le père de Thérèse, Louis Martin (Bordeaux, 1823 – Arnières-sur-Iton, 1894) exerce le métier d’horloger, dans lequel il excelle. Sa mère, née Azélie-Marie Guérin (Gandelain, 1831 – Alençon, 1877), est déjà connue, dans les années 1850, comme dentelière au point d’Alençon. Elle gère bientôt une petite entreprise, sise au 36 rue Saint-Blaise, dont Louis devient l’administrateur en 1870. Il aura pour cela vendu son horlogerie à laquelle il était si attaché afin d’assister son épouse dans son entreprise devenue prospère. Elle emploie alors jusqu’à une vingtaine d’ouvrières[D 1].

Les deux époux, de très grande piété, font donc partie de la petite bourgeoisie aisée d’Alençon, d’autant que le mari a fait d’excellents placements[D 2]. Louis aurait voulu devenir chanoine dans la congrégation des chanoines réguliers du Grand Saint-Bernard (ValaisSuisse), mais sa méconnaissance du latin l’en empêcha[D 3]. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, comme sa sœur aînée Marie-Louise, mais la supérieure la persuada de n’en rien faire[D 4].

Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 sur le pont Saint-Léonard d’Alençon et se marient le en l’église Notre-Dame (élevée au rang de basilique mineure en 2009), décidant cependant de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, dont quatre qui meurent en bas âge tandis que les cinq autres, toutes des filles, deviennent religieuses :

Gravure représentant la petite Thérèse et sa mère, d’après un dessin de sa sœur Céline.

Marie-Françoise-Thérèse Martin naît au 36, rue Saint-Blaise à Alençon le . Elle est baptisée dès le à l’église Notre-Dame d’Alençon. Son parrain est Paul Boul, fils d’un ami de la famille, et sa marraine sa sœur aînée Marie ; tous les deux sont âgés de treize ans[D 6].

La ferme de Semallé où Thérèse vécut quelques mois.

En mars, âgée de deux mois, elle frôle la mort et doit être confiée à une nourrice, Rose Taillé, qui a déjà nourri deux enfants du couple Martin. Elle se rétablit et grandit dans la campagne normande, dans cette ferme de Semallé, distante de 8 kilomètres[D 7]. À son retour à Alençon, le , sa famille l’entoure d’affection. Pour sa mère, « elle est d’une intelligence supérieure à Céline, mais bien moins douce, et surtout d’un entêtement presque invincible. Quand elle dit non, rien ne peut la faire céder »[E 1]. Espiègle et malicieuse, elle réjouit sa famille par sa joie de vivre, même si elle pleure souvent[D 8].

Elle grandit alors dans cette famille de fervents catholiques qui assistent chaque matin à la messe de 5 h 30, respectent rigoureusement le jeûne et prient au rythme de l’année liturgique. Les Martin pratiquent également la charité et accueillent à l’occasion un vagabond à leur table, visitent les malades et les vieillards[D 9]. Même si elle n’est pas la petite fille modèle qu’ont dépeinte plus tard ses sœurs, Thérèse est sensible à cette éducation. Ainsi, elle joue à la religieuse, cherche souvent à « faire plaisir à Jésus » et s’inquiète de savoir s’Il est content d’elle[D 10]. Un jour, elle va jusqu’à souhaiter à sa mère de mourir ; grondée, elle explique que c’est parce qu’elle lui souhaite le bonheur du Paradis[E 2].

Dès 1865, Zélie Martin ressent une douleur au sein[13],[B 1]. En , un médecin lui révèle la gravité de cette « tumeur fibreuse » : il est trop tard pour tenter une opération[D 11],[14]. Le , Zélie perd sa sœur Marie-Louise, morte de la tuberculose au couvent de la Visitation du Mans, où elle vivait sous le nom de sœur Marie-Dosithée. Après ce décès, le mal empire et la malade souffre de plus en plus, même si elle le cache à sa famille[D 11].

En , Zélie part à Lourdes en pèlerinage dans l’espoir d’y être guérie, mais le miracle n’a pas lieu[B 2]. Elle meurt le , après plusieurs jours d’agonie.

À quatre ans et demi, Thérèse est orpheline de mère. Elle en est profondément marquée. Plus tard, elle considère que « la première partie de sa vie s’est arrêtée ce jour-là »[D 12]. Elle choisit alors sa sœur Pauline, âgée de presque 16 ans, comme mère de substitution[E 3].

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