ARD

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ARD, abréviation d’Arbeitsgemeinschaft der öffentlich-rechtlichen Rundfunkanstalten der Bundesrepublik Deutschland(en français : « Communauté de travail des établissements de radiodiffusion de droit public de la République fédérale d’Allemagne »), est un groupement public de neuf radiodiffuseurs régionaux allemands.

Pour les articles homonymes, voir ARD (homonymie).

À ne pas confondre avec la première chaîne de télévision fédérale allemande Das Erste exploité par l’ARD.

Arbeitsgemeinschaft der öffentlich-rechtlichen Rundfunkanstalten der Bundesrepublik Deutschland

Création
Forme juridique Entreprise publique
Slogan Wir sind deins.
Siège social Berlin
 Allemagne
Directeurs Kai Gniffke (d)
Actionnaires Bayerischer Rundfunk, Hessischer Rundfunk, Radio Bremen, Süddeutscher Rundfunk (d), Südwestfunk (d), Nordwestdeutscher Rundfunk, Sender Freies Berlin, Norddeutscher Rundfunk, Westdeutscher Rundfunk, Saarländischer Rundfunk, Mitteldeutscher Rundfunk, Ostdeutscher Rundfunk Brandenburg (en), Südwestrundfunk et Rundfunk Berlin-Brandenburg
Activité Médias de masse
Produits Télévision hertzienne, radiodiffusion, site web
Filiales Deutsche Welle
TVA européenne DE812481116
Site web http://www.ard.de/
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Studios de l’ARD à Berlin.

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L’ARD est une structure fédérale de la République fédérale d’Allemagne, au sein de laquelle chaque Land a le droit d’avoir son propre radiodiffuseur.

Les origines historiques de la structure de l’ARD remontent aux débuts de la radio allemande dans les années 1920. On assiste alors outre-Rhin à la création de groupes individuels de diffusion régionaux pour la Prusse, la Saxe, la Bavière et le Wurtemberg, regroupés au sein d’un organisme d’État et de service public : la {Société de Radiodiffusion du Reich}.

En 1933, les Nazis démantèlent cette structure et centralisent tout à Berlin. À l’inverse, après guerre, l’ARD est créée le avec l’appui de six diffuseurs régionaux (BR, HR, Radio Bremen, SDR, SWF et NWDR) dans le but d’éviter la fusion des diffuseurs régionaux. Cette entité est organisée sous la forme d’un groupe de travail chargé de promouvoir la coopération entre les membres, mais également de s’assurer que chaque membre est à-même de conserver une totale indépendance.

Au cours des années 1950, commence la préparation et la diffusion d’une télévision commune pour la République fédérale d’Allemagne. Ce sera le cas, à partir de 1952, où les membres de l’ARD opéraient un programme national de télévision sous le nom de Deutsches Fernsehen {Télévision allemande}. Après l’établissement d’un diffuseur à Berlin-Ouest, la Sender Freies Berlin, la division de la NWDR en deux entités distinctes (la WDR et la NDR) ainsi que la création de la SR (Saarländischer Rundfunk), l’ARD comptera neuf membres en 1959. Dans la période qui a suivi, de nombreux changements sont intervenus au sein de l’ARD, en particulier en 1962, où de nouvelles institutions créées, sont venus se rajouter au groupe de travail comme la radio Deutsche Welle et la Deutschlandfunk. Mais c’est après la réunification, que deux nouveaux membres viennent rejoindre le groupe de travail. Ce sera lOstdeutscher Rundfunk Brandenburg en 1991 pour le Brandebourg et la MDR en 1992 pour la Saxe, la Saxe-Anhalt et le Thuringe. Ces deux nouvelles entités, qui remplace la Deutscher Fernsehfunk dans l’ex Allemagne de l’Est, sauf pour le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, reprit par la NDR. En 1994, Deutschlandfunk décide de se retirer de l’ARD. Plus récemment, la SDR et la SWF fusionnent en 1998, pour former la SWR et en 2003, ce sera la Sender Freies Berlin et l’Ostdeutscher Rundfunk Brandenburg qui fusionneront pour former la RBB.

Si aucune fusion n’est envisagée à l’heure actuelle, une enquête réalisée auprès de médias, de politiciens et de représentants de diffuseurs montre que deux entités distinctes – à savoir la Saarländischer Rundfunk et Radio Bremen – pèsent sur le budget de l’ARD. De considérables économies d’échelle pourraient être réalisées dans la perspective d’une fusion de la Saarländischer Rundfunk avec la SWR et de Radio Bremen avec la NDR.

Actuellement, il existe neuf radiodiffuseurs dans l’ARD. Ceux-ci proposent un programme de télévision communautaire, sous le nom de Das Erste {La Première (chaine)}. Même en ayant ce programme de télévision communautaire, ils conservent leurs propres chaînes de télévision ainsi que leurs propres stations de radio. Il ne faut pas oublier le dixième membre de l’ARD, Deutsche Welle, qui diffuse des programmes de télévision et de radio à l’étranger.

En , l’ARD est accusée d’avoir passé sous silence un crime sexuel commis sur une jeune étudiante par un migrant par crainte d’alimenter le discours xénophobe dans le pays[1],[2],[3].

En 2017, le Centre Shorenstein sur les médias et la politique de l’université Harvard examinant dans une étude la manière dont les journalistes de dix grands médias avaient couvert Donald Trump durant les cent premiers jours de sa présidence montre qu’ARD a la tonalité de couverture des nouvelles la plus négative de tous les médias étudiés avec 98 % de connotation négative[4].

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