Boutros al-Boustani

Boutros al-Boustani (en arabe : بطرس البستاني ; janvier1819) est un écrivain et un intellectuel arabe. Il est l’un des précurseurs du nationalisme arabe et du patriotisme syrien.

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Issu d’une famille illustre, chrétiennemaronite originaire de Lattaquié en Syrie puis déménagé à Debbiyé dans le Chouf,[1] il étudie de 1830 à 1840 au collège maronite de ‘Ayn Warqa dans le Kesrawan. En 1840, il se rend à Beyrouth et il est engagé par les missionnaires américains pour leur apprendre l’arabe. C’est à leur contact qu’il se convertit au protestantisme.

Il contribue à la création de l’école protestante de Abey avant d’être recruté par Eli Smith dans le projet de traduction de la Bible en arabe. Il crée en 1847 avec al-Yaziji et avec le soutien des missionnaires américains la première société littéraire du monde arabe, Jam’iyyat al-adab wa-l-‘ulum[2]. La devise de la société est alors Hubb al-watan min al-iman L’amour de la patrie est foi »).

En 1859, il donne une conférence dans laquelle il appelle à la renaissance de la langue et de la culture arabes. Après la crise de 1860 qui a lieu en Syrie, il prône l’abandon de la solidarité religieuse au profit de la solidarité nationale (jinsiyya) et patriotique (wataniyya). C’est l’un des premiers intellectuels à avoir lancé un appel pour la tolérance religieuse et la séparation de la politique et de la religion. Ce qui était primordial pour lui est l’union nationale des Arabes de toutes religions. Il voit la Syrie comme une patrie faisant partie de la Nation arabe, il est alors l’un des précurseurs du nationalisme arabe[3].

Il fonde l’École nationale en 1863[4]. Il crée la première encyclopédie arabe moderne, Da’irat al-Ma’arif (« dictionnaire du savoir »), qui sera d’abord publiée à Beyrouth en 9 volumes (1876-87), ainsi qu’un dictionnaire, Muhit al-Muhit (« l’océan des océans »)[5], une série de pamphlets intitulés Nafir Suriya (« Le Clairon de la Syrie »)[6], et la revue Al-Jinan (Les Jardins).

Il a appartenu vers 1865 à la première loge de Franc-maçonnerie libanaise, la loge “Palestine N°415”, loge fondée à Beyrouth en mai 1861 sous les auspices de la Grande Loge d’Ecosse[7],[8],[9].

  1. « Historique | Congrès Boustani », sur Boustani Congress(consulté le )
  2. Udo Steinbach et Rüdiger Robert, Der Nahe und Mittlere Osten,
  3. Étude comparative du nationalisme arabe et de l’islamisme à travers les œuvres de Sayyid Qutb et de Michel Aflaq
  4. Khalil Abou Rjaili, « Boutros al Boustani » (pdf), Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée, Bureau international d’education de l’UNESCO,, p. 125-134 (lire en ligne)
  5. Robert Collison, Encyclopædias: Their history throughout the ages, New York, Hafner, 1964, p. 193
  6. The Clarion of SyriaA Patriot’s Call against the Civil War of 1860, University of California Press
  7. Jean Marc Aractingi, Dictionnaire des Francs maçons arabes et musulmans, Amazon editions, (ISBN 978-1-9852-3509-0), p. 124
  8. Cbd Oil Dit, « – L’âge d’or des francs-maçons dans la Syrie ottomane », sur R∴L∴ Jean-Baptiste KLÉBER, (consulté le )
  9. Anne-Laure Dupont (paragraphe 9), « Usages et acculturation de la Franc-maçonnerie dans les milieux intellectuels arabes à la fin du XIXe siècle à travers l’exemple de Jurji Zaydan (1861-1914) », Cahiers de la Méditerranée, no 72,, p. 331–352 (ISSN 0395-9317, lire en ligne, consulté le )

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